EZparaph, parapheur électronique
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Fiche technique

Normes, formats et niveaux de signature.

Ce que prend en charge EZparaph au regard d'un cahier des charges : le niveau de signature électronique obtenu selon votre configuration, les formats produits, les protocoles d'authentification et d'intégration. Les fonctions marquées « pro » relèvent d'une souscription ; tout le reste est libre.

Poser une question technique Les niveaux de signature →

Niveaux de signature eIDAS selon l'architecture

Le règlement européen eIDAS distingue la signature simple, avancée et qualifiée. Le niveau obtenu ne dépend pas du logiciel seul, mais du certificat utilisé et de l'endroit où sa clé est conservée. EZparaph prend en charge ces trois niveaux selon les dispositifs cryptographiques raccordés :

ConfigurationCe que fait EZparaphPrérequisNiveau obtenu
Sans certificat configuré Chaque visa et chaque signature est tracé dans le journal d'audit, dont chaque entrée est liée à la précédente. Le PDF final est signé en PAdES avec un certificat auto-signé, généré par l'instance pour le dernier signataire du circuit. Un second facteur sur l'étape de signature (code à usage unique envoyé par mail ou par SMS, ou clé d'accès WebAuthn (smartphone, ordinateur ou clé de sécurité)), qui identifie le signataire. Signature avancée avec le second facteur ; simple sans. Un certificat auto-signé n'a aucun tiers pour garantir l'identité de son titulaire.
Certificat personnel Le PDF final est signé avec le certificat personnel (fichier PKCS#12) du dernier signataire du circuit. Il peut être protégé par une clé d'accès WebAuthn (smartphone, ordinateur ou clé de sécurité) : le signataire la présente au moment de signer et seule elle déverrouille le certificat. Si le cachet serveur de l'organisation est activé, il prévaut pour le scellement final du document. Un certificat délivré à l'agent par une autorité de certification, importé dans son profil. Signature avancée (clé logicielle, hors dispositif qualifié)
Carte ou clé de signature La signature est calculée par la carte de l'agent, sur son poste. La clé ne quitte jamais la carte. EZparaph contrôle que le certificat est émis au nom de la personne connectée : son adresse électronique, ou à défaut son nom ou son matricule. L'agent Fortify installé sur le poste, avec un lecteur de carte, une clé USB ou le magasin de certificats de Windows. Signature qualifiée si le certificat de la carte est qualifié (délivré par un prestataire de la liste de confiance européenne, sur dispositif qualifié) ; avancée sinon
Cachet de l'organisation Le PDF final est scellé avec le certificat de l'établissement, conservé dans un module matériel (HSM, PKCS#11) ou dans un fichier. Un certificat de cachet délivré à l'organisation ; un HSM pour une conservation matérielle. Cachet qualifié si le certificat de cachet est qualifié et conservé dans un dispositif qualifié ; avancé sinon
Signature à distance La signature ou le cachet du PDF final est calculé chez un prestataire de services de confiance qualifié (PSCo), par l'interface normalisée ETSI TS 119 432 V1.3.1 (2026-03), reprise de l'API du Cloud Signature Consortium (CSC v2.2). Depuis l'écran d'administration d'EZparaph, on choisit le prestataire parmi des profils préconfigurés ou on saisit ses adresses, puis EZparaph liste les certificats du compte et indique pour chacun s'il s'agit d'un cachet ou d'une signature, s'il est qualifié et conservé dans un dispositif qualifié, son titulaire (avec SIREN ou SIRET) et sa date d'expiration. Un contrat avec un prestataire compatible ETSI TS 119 432 (API CSC v2.2). Identique au niveau du certificat délivré par le PSCo (jusqu'au niveau qualifié).

Pour les signataires extérieurs

ModeCe que fait EZparaphNiveau
Portail invité Le signataire s'identifie par un code reçu par courriel ou par SMS, puis signe en ligne. Le document est scellé avec le cachet de l'organisation s'il est configuré ; sinon, avec un certificat auto-signé généré à cet instant, au nom du signataire. Celui du cachet de l'organisation s'il est configuré (voir ci-dessus) ; sinon avancée, un certificat auto-signé n'ayant aucun tiers pour garantir l'identité de son titulaire
Son propre certificat Il télécharge le document, le signe chez lui et le dépose. EZparaph vérifie la signature ajoutée par le validateur européen DSS avant de poursuivre le circuit. Celui de son certificat, jusqu'à qualifié
FranceConnect L'identité du signataire est vérifiée par FranceConnect et inscrite au dossier de preuve. Identification de niveau eIDAS faible : ce n'est pas une signature qualifiée. Mise en production soumise à habilitation (DataPass)
Que vaut chaque niveau de signature devant un juge ?

Simple et avancée. Une signature électronique ne peut pas être écartée au seul motif qu'elle est électronique (article 25 du règlement eIDAS). Elle est recevable, mais c'est à celui qui s'en prévaut d'en établir la fiabilité : c'est à cela que servent le journal d'audit et le dossier de preuve ASiC-E.

Qualifiée. Elle est présumée fiable (article 1367 du Code civil et décret n° 2017-1416). C'est à celui qui la conteste de prouver qu'elle ne l'est pas : la charge de la preuve est inversée.

Cachet. Il répond à un régime juridique distinct, détaillé ci-après.

Signature ou cachet ?

Bien que tous deux reposent sur des certificats X.509 et génèrent des signatures PAdES, leur portée juridique diffère. La signature engage une personne ; le cachet atteste qu'un document vient d'une organisation et n'a pas été modifié.

Signature électroniqueCachet électronique (e-seal)
Qui l'appose Une personne physique : le maire, la directrice générale des services, un agent. Une personne morale : la commune, le département, l'université.
Ce qu'elle établit L'engagement de cette personne sur le contenu du document. L'origine du document et son intégrité.
Certificat Au nom de la personne, souvent sur sa carte ou sa clé. Au nom de l'organisation, souvent dans un module matériel (HSM) sur le serveur.
Version qualifiée Même effet juridique qu'une signature manuscrite et présumée fiable jusqu'à preuve du contraire. Présumée garantir l'intégrité du document et l'exactitude de son origine. Elle ne remplace pas la signature de la personne compétente.
Textes Règlement eIDAS, article 3 (définitions), articles 25 et 26 ; Code civil, articles 1366 et 1367 ; décret n° 2017-1416. Règlement eIDAS, article 3 (définitions), articles 35 et 36.

Cas pratique : un arrêté municipal requiert la signature du maire ou de son délégataire. Un simple cachet électronique de la commune garantit l'origine et l'intégrité du fichier, mais ne prouve pas le consentement personnel de l'élu. Dans EZparaph, les deux peuvent se compléter : l'élu signe à son étape du circuit, avec sa carte par exemple, puis le document final reçoit le cachet de l'organisation si un certificat d'établissement est configuré.

Ce cachet se règle dans le circuit comme une étape « Cachet automatique », sans intervenant humain : il est posé à la clôture, avec le certificat de l'établissement (HSM ou service de signature à distance CSC) et le document n'est terminé qu'une fois le cachet posé. Si la pose échoue, l'échec reste visible sur l'étape et l'administrateur peut la relancer.

Le règlement eIDAS a été modifié en 2024 (règlement (UE) 2024/1183, dit « eIDAS 2 ») ; ces articles restent en vigueur dans leur numérotation.

Formats et normes

DomaineNorme ou formatImplémentation dans EZparaph
Signature des PDF PAdES, ETSI EN 319 142-1 : profils B-B, B-T, B-LT, B-LTA B-LTA par défaut dès qu'une autorité d'horodatage est raccordée. Les signatures successives s'ajoutent sans invalider les précédentes.
Dossier de preuve ASiC-E, ETSI TS 102 918 / EN 319 162 Produit à la clôture du circuit : PDF signé, jeton d'horodatage, journal d'audit, chaîne de certificats, bordereau.
Conservation PDF/A-2b, ISO 19005-2 ; vérification veraPDF Le document assemblé est converti en PDF/A-2b avant la signature finale (Ghostscript), puis vérifié par veraPDF. Il n'est annoncé PDF/A (preuve, page du document, versement) que si veraPDF le confirme ; sinon il reste un PDF ordinaire, présenté comme tel.
Horodatage RFC 3161, ETSI EN 319 421 / 422 Raccordement à toute autorité d'horodatage, qualifiée ou non.
Signature à distance ETSI TS 119 432 V1.3.1 (2026-03) ; API CSC v2.2 (Cloud Signature Consortium) Méthodes info, credentials/list, credentials/info et signatures/signHash, jeton OAuth 2.0. Signature ou cachet du PDF final chez un prestataire de services de confiance qualifié.
Validation Validateur DSS de la Commission européenne, listes de confiance Vérifie les signatures reçues de l'extérieur et les documents repris d'un autre parapheur.
Ancrage OpenTimestamps (Bitcoin) ; horodatage EBSI (API Timestamp v4) Ancrage quotidien par arbre de Merkle. EBSI : implémenté selon la spécification ; le premier dépôt réel attend un établissement enrôlé (dossier EBSI).
Archivage SEDA 2.1, 2.2 et 2.3 ; Vitam ; SAE générique Versement des dossiers clos vers votre système d'archivage (pro), dans la version SEDA qu'il accepte. En 2.3, signatures et horodatages décrits dans le bloc SigningInformation. Chaque version est validée contre le schéma officiel. La conformité NF Z42-013 relève du système d'archivage.
Télétransmission Pastell (Libriciel), API v2 ; type de dossier ls-actes À la clôture, remise de l'acte signé, de ses annexes et de ses métadonnées à Pastell, qui télétransmet (ACTES), dépose en GED et verse au SAE. Mise en file sans appel réseau dans la requête, renvois à délais croissants, reprise sans doublon, suivi de l'accusé de réception (pro). Livré ; recette sur une instance Pastell en cours.
Reprise de l'existant i-Parapheur (SOAP v3/v4, REST v5), SEDA 2.1 / 2.2 / 2.3, archive ZIP Import depuis un autre parapheur, avec essai à blanc et annulation. Connecteur i-Parapheur 5 livré ; recette sur une instance réelle en cours. Détails

Identité et authentification

Connexion des agents

Comptes locaux, annuaire LDAP ou Active Directory, SAML 2.0, OpenID Connect, CAS, ProConnect. Une seule méthode active à la fois, choisie dans l'écran d'administration.

Second facteur (2FA)

Code à usage unique envoyé par mail ou par SMS, ou clé d'accès WebAuthn (smartphone, ordinateur ou clé de sécurité), que l'on peut exiger à chaque étape de signature. La méthode utilisée est inscrite au dossier de preuve.

Signataires extérieurs

Code par courriel ou par SMS, certificat personnel, ou FranceConnect. Aucun compte n'est créé pour eux.

Intégration au système d'information

BesoinCe qu'EZparaph propose
Dépôt de documentsAPI REST, clés d'API cloisonnées par permission, liste d'adresses autorisées, plafond de débit.
Suivi et notificationsWebhooks signés (HMAC SHA-256, renvois pendant 32 h), lecture de l'état, du PDF signé et du dossier de preuve, provisionnement des agents depuis le SIRH, statistiques, administration par API (pro). Aucun connecteur de gestion du courrier n'est livré : l'interconnexion avec une GEC s'effectue sur mesure via cette API.
Démarches en ligneRaccordement direct à Publik et Colibris.
Édition des documentsCollabora Online (protocole WOPI), hébergé chez vous : correction et conversion des fichiers bureautiques en PDF.
Pièces justificativesPièces attendues par type d'acte (acte d'engagement, CCAP…), bloquantes ou en simple alerte. Le déposant indique la pièce que fournit chaque annexe ; sans pièce bloquante, le dépôt est refusé, y compris par l'API. L'état des pièces figure sur la page du document.
NotificationsCourriel (immédiat ou résumé quotidien), notification sur téléphone, SMS par votre passerelle (à chaque action ou pour les urgences seulement), destinataires en copie pour information prévenus du dépôt et de la signature.
Métadonnées des actesChamps définis par type d'acte (n° de marché, montant, date de séance…), saisis lors du dépôt des documents ou transmis par l'API. Ils orientent le circuit, figurent dans le dossier de preuve et dans le versement SEDA et s'exportent en CSV.
Gestion documentaireConnecteurs CMIS, Nextcloud et partage réseau.
Sécurité et supervisionJournal d'audit exporté en temps réel vers un SIEM (Syslog, RFC 5424) ; métriques pour Grafana et DigDash (pro).

Ce que ça change pour votre SI →

Exploitation

DéploiementConteneurs Docker (Docker Compose), HTTPS automatique par Caddy ; installation derrière Apache documentée.
HébergementChez vous ou chez l'hébergeur de votre choix. Le validateur DSS et Collabora Online s'installent eux aussi dans vos conteneurs.
Bases de donnéesSQLite ; PostgreSQL, MariaDB et Microsoft SQL Server (pro).
Plusieurs structuresUne installation, un administrateur délégué par structure (pro).
LanguesFrançais, anglais, allemand.
AccessibilitéLien d'évitement en tête de page, déclaration d'accessibilité publique (/accessibilite) sur le modèle de la DINUM et contrôle automatique axe-core (WCAG 2.1 A/AA) sans défaut sur les pages contrôlées. Ce contrôle ne remplace pas un audit RGAA : en l'absence d'audit RGAA formel réalisé par l'organisme déployant l'instance, la mention légale affiche par défaut « non conforme ».
LicenceAGPL v3. Les modules pro relèvent d'une souscription, sans bridage d'une installation chez vous.

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