EZparaph, parapheur électronique
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Logiciel libre, licence AGPL v3

Le parapheur électronique à valeur probante vérifiable.

Pour les collectivités (communes, intercommunalités, départements), les services déconcentrés de l'État, les universités, les lycées et collèges, ainsi que les autres établissements publics : vos actes suivent leur circuit de validation jusqu'à la signature électronique et génèrent un dossier de preuve normalisé (ASiC-E), vérifiable de manière totalement indépendante.

Fonctions

Ce que fait ce parapheur électronique

Un e-parapheur complet, utilisable seul, sans brique payante pour les usages courants. Treize fonctionnalités réparties en quatre briques, avec une architecture centrée sur la constitution de la preuve.

Faire circuler

  • Circuits de validation. vous fixez l'ordre des visas, avis et signatures. Un circuit sert de modèle pour tous les dossiers d'un même type, ou se compose pour un seul dossier. Une étape peut ne s'appliquer que selon les données de l'acte : par exemple, une signature supplémentaire au-delà d'un certain montant.
  • Dossiers complets dès le dépôt. chaque type d'acte liste ses pièces justificatives ; l'absence d'une pièce obligatoire bloque la mise en signature du dossier.
  • Relances, avis et copies. des notifications automatiques par courriel ou SMS relancent les valideurs en cas d'échéance dépassée ; le DGS ou l'élu suit le dossier en copie, sans bloquer le circuit
  • Annotations. des remarques ajoutées directement sur le document, à l'endroit concerné, visibles par les autres intervenants du circuit, dont les valideurs suivants

Signer

  • Signature électronique eIDAS. cachet de l'organisation ou certificat personnel, dans un PDF au format PAdES
  • Authentification de l'organisation. ProConnect, SAML, OpenID Connect, CAS ou LDAP, second facteur (2FA) par code à usage unique ou clé d'accès WebAuthn (smartphone, ordinateur ou clé de sécurité) aux étapes de signature
  • Signature et cachet qualifiés à distance. le certificat et son dispositif sont chez un prestataire de services de confiance qualifié (PSCo), sans carte ni HSM chez vous ; depuis l'écran d'administration, EZparaph liste les certificats du compte chez le prestataire et vérifie pour chacun son type, son niveau eIDAS, son titulaire et sa validité (détail)
  • Cachet automatique. apposition automatique du cachet serveur de l'organisation à la clôture du circuit, sans action manuelle.
  • Délégations et absences. un pouvoir délégué pour une période définie ; chaque validation faite par délégation porte la mention « pour X, par délégation » dans le journal d'audit et le dossier de preuve

Prouver

  • Dossier de preuve ASiC-E. PDF signé, jeton d'horodatage, journal et chaîne de certificats dans un conteneur normalisé
  • Dossier pour l'expert. le même dossier, accompagné d'une notice de vérification, d'un rapport lisible et du rapport du validateur européen DSS
  • Journal d'audit chaîné. chaque événement est lié cryptographiquement au précédent, rendant toute suppression ou altération détectable.
  • Horodatage RFC 3161. avec une autorité d'horodatage raccordée, une date attestée par un tiers et non par l'horloge du serveur ; sans autorité externe, le journal d'audit mentionne explicitement que l'horodatage repose sur l'horloge interne du serveur.

S'intégrer

  • Dépôt par API. vos applications déposent et suivent leurs dossiers, avec des clés cloisonnées
  • Versement aux archives. paquets SEDA 2.1, 2.2 ou 2.3 et PDF/A-2b vérifié, pour votre système d'archivage, sans ressaisie (module pro)
  • Pastell. l'acte signé est transmis automatiquement à Pastell pour télétransmission au contrôle de légalité et archivage, avec récupération automatique de l'accusé de réception dans le dossier (module pro)
  • Trois langues. interface disponible en français, anglais et allemand selon les préférences du profil utilisateur.
L'outil en images

L'outil en images

Copies d'écran d'une instance de démonstration : une commune fictive, dont les actes ont été traités par le moteur de signature en conditions réelles. Des parcours complets sont aussi à voir en vidéo.

Une file de traitement par rôle

À l'ouverture, chacun voit sa propre file : ce qu'il doit signer, ce qu'il doit viser, les avis qu'on lui demande, avec leurs échéances et leur degré d'urgence. L'ensemble des dossiers reste accessible par filtrage.

Les visas et les signatures sont séparés pour respecter leur distinction juridique.

Tableau de bord de la directrice générale des services : deux actes à signer, deux à viser et une demande d'avis, avec leurs échéances

Traçabilité complète de l'acte signé

La page présente l'acte, son circuit étape par étape, les personnes qui ont visé et signé, la date et le moyen d'authentification utilisé. Le PDF signé et le dossier de preuve se téléchargent depuis cette même page.

Page d'un arrêté municipal signé : l'acte et le circuit complété avec le visa de la direction générale puis la signature du maire

Modélisation des circuits de validation

Arrêtés, délibérations, marchés, conventions : chaque type d'acte suit son circuit. Les visas peuvent être parallèles, une étape ne s'ajoute qu'au-delà d'un montant et la signature peut être déléguée.

Circuits de validation d'une commune : arrêtés du maire, délibérations, marchés publics et conventions, avec leurs étapes
Votre SI

Et dans votre système d'information ?

Reprise des dossiers de votre parapheur actuel, raccordement à Publik et Colibris, circuits qui ajoutent une étape selon le montant, date contrôlable des années plus tard. La page consacrée à votre SI détaille vingt-cinq points d'intégration et d'architecture.

Ce que ça change pour votre SI
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Vous utilisez déjà un autre parapheur ?

Vos actes signés gardent leur valeur probante quand vous changez d'outil. EZparaph reprend directement les dossiers d'i-Parapheur. Pour les autres parapheurs, dont esup-signature, la reprise passe par un versement SEDA ou par une archive ZIP accompagnée de son inventaire. Chaque reprise de données fait l'objet d'un test à blanc et reste réversible.

Migrer vers EZparaph
Valeur probante

Valeur probante et opposabilité

Le dossier de preuve

Quand un circuit se termine, EZparaph prépare pour le document un dossier de preuve. C'est un fichier que vous téléchargez depuis la page du document et que vous conservez avec l'acte, regroupant l'acte signé et l'ensemble des jetons cryptographiques garantissant son opposabilité.

Il contient :

  • le document signé, avec ses signatures électroniques ;
  • une attestation lisible de qui a signé ou visé, quand et comment ;
  • l'historique complet du circuit ;
  • la date certifiée par une autorité d'horodatage, si vous en avez une ;
  • les éléments reliant le document à l'empreinte publiée quotidiennement sur un registre distribué, accompagnés d'un script de vérification autonome.

Si un acte est contesté deux ans plus tard, vous remettez ce fichier au juge ou à l'expert. Il peut alors vérifier lui-même les signatures avec l'outil de validation de la Commission européenne, vérifier l'intégrité stricte du document et contrôler sa date. La vérification s'effectue avec des outils standards, sans dépendre d'EZparaph ni de la pérennité de l'éditeur.

Pour un expert ou un avocat, la page du document propose aussi un dossier prêt pour l'expert : l'archive précédente, accompagnée d'une notice qui explique comment tout vérifier sans faire confiance à EZparaph, d'un rapport lisible (signataires, dates, scellement, contrôle d'intégrité) et du rapport du validateur européen DSS. Si le validateur n'est pas joignable au moment de l'export, le rapport l'indique : l'absence de verdict n'est jamais présentée comme une réussite.

Le détail technique

Le dossier de preuve est un conteneur ASiC-E (ETSI TS 102 918 / EN 319 162), un format européen normalisé. Il réunit le PDF signé, le certificat visuel d'audit, le jeton d'horodatage brut, le journal d'audit, la chaîne de certificats et le bordereau récapitulatif. Un manifeste normalisé donne l'empreinte SHA-256 de chaque pièce ; il est lui-même signé (CAdES) et, avec une autorité d'horodatage raccordée, horodaté : modifier une pièce puis recalculer le manifeste ne passe plus inaperçu. Quand le dossier a été ancré, un sous-dossier contient le reçu d'ancrage et le programme de vérification autonome.

Ce que ce dossier établit, précisément. L'authenticité repose sur la signature électronique et sur l'horodatage de l'autorité raccordée, donc sur des clés que personne d'autre ne détient. Un contrôle d'empreintes fait en local montre seulement que l'archive est cohérente avec elle-même. Cela garantit l'intégrité interne du conteneur, mais seule la validation cryptographique des certificats et des jetons d'horodatage établit l'authenticité lors d'une expertise contradictoire.

Vérification tierce et indépendante

Le dossier se dépose tel quel dans le validateur DSS de la Commission européenne, qui contrôle la signature, l'horodatage et l'intégrité de l'archive. La validation s'opère sans appel à nos serveurs.

Cette vérification indépendante est déterminante devant un tribunal : une preuve que seul l'éditeur peut contrôler n'a pas de force probante.

Ce que ça change devant un tribunal

Une signature électronique qualifiée ne rend pas un document incontestable et aucune preuve ne l'est. Son effet est plus précis : elle renverse la charge de la preuve.

Pourquoi une signature qualifiée renverse-t-elle la charge de la preuve ?

En temps ordinaire, c'est à celui qui produit un document d'établir qu'il est authentique. Avec une signature qualifiée, le procédé est présumé fiable, conformément à l'article 1367 du Code civil et au décret n° 2017-1416, qui précise que cette présomption s'attache à la signature qualifiée au sens du règlement européen eIDAS. Le document est donc tenu pour authentique tant que personne n'a démontré le contraire. La partie adverse ne peut plus se limiter à une simple contestation : elle doit démontrer techniquement le défaut de fiabilité du procédé.

Cette présomption est simple, c'est-à-dire qu'elle peut être renversée. Elle ne met donc pas fin au débat. Elle transfère toutefois la charge de la démonstration technique à la partie qui conteste l'acte.

Ce que cette présomption suppose. Elle ne s'attache qu'à la signature qualifiée, c'est-à-dire à un certificat qualifié remis au signataire sur une carte ou une clé, qu'EZparaph sait utiliser. Avec le cachet de l'organisation ou un certificat émis par l'instance elle-même, la signature produite est avancée. Elle reste recevable et opposable, mais c'est alors à celui qui s'en prévaut d'en établir la fiabilité. C'est précisément à cela que sert le dossier de preuve. Le niveau atteint dépend donc de vos choix de certificats et d'autorité d'horodatage, comme le rappelle le tableau de conformité ci-dessous.

Deux mécanismes pour dater un dossier

L'horodatage qualifié porte la valeur juridique. L'ancrage public agit comme une garantie d'antériorité complémentaire, indépendante de toute infrastructure à clés publiques (PKI).

Comment l'horodatage qualifié et l'ancrage se complètent-ils ?

L'horodatage qualifié : une attestation signée

Une autorité indépendante atteste que telle empreinte existait à tel instant et signe cette attestation. C'est ce mécanisme qui porte la valeur juridique, parce que c'est celui qu'eIDAS reconnaît. Sa solidité repose cependant sur une clé privée que quelqu'un détient : en cas de compromission d'une autorité de certification ou d'horodatage, celle-ci pourrait techniquement émettre un jeton parfaitement valide portant une date fausse et rien dans le jeton lui-même ne permet de s'en apercevoir.

L'ancrage : une preuve qui ne repose sur la signature de personne

Les dossiers clôturés sont périodiquement réunis en une empreinte unique, publiée dans un registre public que nous ne tenons pas (Bitcoin, par le protocole OpenTimestamps). Pour antidater quoi que ce soit, il faudrait réécrire l'histoire de ce registre : ce qui est techniquement et économiquement irréalisable, sans reposer sur une clé privée susceptible d'être compromise.

Les deux mécanismes ne peuvent donc pas être mis en défaut de la même façon. Pour falsifier une date, il faudrait à la fois compromettre une autorité d'horodatage et réécrire un registre public.

Inaltérabilité du journal d'audit

Notre journal d'audit est chaîné : en retirer une entrée casse la chaîne. Mais celui qui détient la base détient tout le journal et pourrait en théorie le recalculer entièrement. Le chaînage protège contre la modification d'une ligne, pas contre celui qui a la main sur toute la base.

C'est pourquoi chaque lot d'ancrage emporte aussi l'empreinte de la dernière entrée du journal, à côté des dossiers. Elle engage tout ce qui la précède : une fois cette empreinte publiée à l'extérieur, toute réécriture a posteriori de la base de données entraîne une divergence immédiatement détectée lors du contrôle. Le journal d'audit est ainsi scellé de manière opposable, y compris vis-à-vis de l'administrateur de la plateforme.

Ce que l'ancrage n'est pas

Ce n'est pas une preuve qualifiée. Depuis 2024, le règlement eIDAS prévoit des registres électroniques qualifiés, dont les données et les dates sont présumées exactes ; ni Bitcoin ni EBSI n'ont ce statut. Leur trace reste recevable et le juge en apprécie librement la valeur. Elle établit qu'un dossier existait au plus tard à une date donnée, ce qui corrobore l'horodatage sans jamais s'y substituer. C'est enfin une fonction à activer : tant qu'elle ne l'est pas, les dossiers et le journal sont scellés et chaînés dans le registre interne, mais rien n'est publié à l'extérieur.

Vérifier un document

Vérifiez vous-même, maintenant

Déposez le fichier de votre choix : la vérification s'effectue par l'empreinte, sans envoi du fichier. Un seul octet modifié suffit à changer entièrement cette empreinte, ce qui permet de repérer un document retouché après sa signature.

Ce vérificateur utilise le même mécanisme que notre page publique de vérification : votre navigateur calcule l'empreinte SHA-256 du fichier sans l'envoyer nulle part, puis la compare au registre d'ancrage de cette instance.

Glissez un fichier ici

ou cliquez pour le choisir (PDF, image, archive, etc.)

Rien n'est enregistré, ni le fichier ni son empreinte. Un fichier pris au hasard sera inconnu du registre, ce qui est normal : il n'a pas été scellé par cette instance. Le bouton « modifier un octet » montre ensuite l'effet d'une retouche sur l'empreinte.

Conformité

Conformité

Les référentiels auxquels l'architecture permet de répondre. Le niveau de signature obtenu selon votre configuration est détaillé dans la fiche technique.

RéférentielCe qui est couvert
eIDAS
UE n° 910/2014
Signature avancée (art. 26) et cachet électronique de la personne morale (art. 35-36) ; signature qualifiée lorsque le signataire dispose d'un certificat qualifié sur carte ou clé.
PAdES
ETSI EN 319 142-1
Profils B-B, B-T, B-LT avec dictionnaire /DSS et B-LTA (le profil par défaut dès qu'une autorité d'horodatage est raccordée), dont l'horodatage d'archive prolonge la validation au-delà de la vie des certificats.
ASiC-E
ETSI TS 102 918
Conteneur de preuve interopérable, lisible par tout outil eIDAS.
Horodatage
RFC 3161 / EN 319 421
Raccordement à toute autorité d'horodatage qualifiée.
Signature à distance
ETSI TS 119 432 V1.3.1 (2026-03) / API CSC v2.2
Signature et cachet calculés chez un prestataire de services de confiance qualifié, par l'interface normalisée de l'ETSI, reprise de l'API du Cloud Signature Consortium (version 2.2).
Archivage
SEDA 2.1 à 2.3 / PDF/A-2b
Paquets de versement SEDA 2.1, 2.2 ou 2.3, au choix de votre système d'archivage ; en 2.3, les signatures sont décrites dans le bloc prévu à cet effet. Document signé en PDF/A-2b, annoncé comme tel seulement si veraPDF l'a vérifié. La conformité NF Z42-013 se juge sur le système d'archivage qui reçoit les paquets.
RGS
ANSSI
Éligible aux niveaux ** et ***, selon les certificats et l'hébergement retenus.

Ces référentiels décrivent ce que l'architecture permet d'atteindre. Le niveau réellement obtenu dépend aussi de vos choix : autorité de certification, autorité d'horodatage, hébergement. Nous pouvons auditer ces prérequis avec vos équipes en amont du projet.

Offre

Version communauté ou version pro

L'ensemble des fonctionnalités cœur du parapheur est distribué sous licence libre. Les connecteurs métiers (intégration au SI) et les fonctionnalités de déploiement à grande échelle font l'objet d'une souscription.

Version communauté

Libre, sous licence AGPL v3

Version pro

Sur souscription

Voir l'offre

Code ouvert

Libre et vérifiable

EZparaph est publié sous licence AGPL v3. Le code est lisible par vos équipes et par vos auditeurs.

Pour un logiciel qui sert à attester, c'est une nécessité. Vos équipes peuvent lire comment une signature est calculée et comment le journal d'audit est scellé, garantissant une transparence totale sur les opérations cryptographiques. Les modules destinés à l'intégration au SI et aux grandes installations relèvent d'une souscription (voir l'offre) ; le parapheur lui-même fonctionne sans.

Échanger sur votre projet

Démonstration, question de conformité, ou simple curiosité sur l'architecture : écrivez-nous, par courriel ou sur WhatsApp.

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